Faut-il systématiquement aérer le vin ?

Et bien non, pas systématiquement… toutefois, faites-le si vous avez le moindre doute. Car, si vous ouvrez votre bouteille de vin toute droit sortie de votre marchand de vin préféré, et que celle-ci vous offre d’agréables arômes de fruits (primaires), d’épice du bois, vanille, brioché (arômes secondaires), ou encore mieux, des arômes de cuir, de viande, champignon (arômes tertiaires)… Sachez le, tous ces arômes ont le droit d’exister dans votre verre.

Sauf que quand vous le mettez en bouche, paf, catastrophe, une astringence vous prend jusqu’aux !?*!!&…pardon, doigts de pieds, et vous voilà sec comme un verre de terre sur le goudron, c’est le drame. Une seule solution!!! Le bouche à bouche ? Mais non, l’aération !
Car l’oxygène apporté par l’air, enfin la micro-oxygénation, va venir assouplir les tanins, les rendre plus soyeux, et donner de la mâche à votre vin.
Dans ce cas, on a généralement un vin complexe fait pour vieillir, et on va donc accélérer son vieillissement en l’aérant.

Maintenant, vous ouvrez votre bouteille de vin, et une odeur de sueur de cheval, pire d’œuf pourri, ou encore une odeur de chou (seulement, il n’y a aucun gratin de choux-fleur en préparation dans la cuisine…vérifiez quand même), se fait sentir. Là monsieur Watson c’est l’élémentaire cas de réduction légère à extrême qui s’offre à vous.
La réduction, c’est l’inverse de l’oxygénation, et souvent cela conduit à la formation d’une molécule déplaisante appelée H2S, l’hydrogène sulfite.
La bonne nouvelle c’est que l’aération contrecarre cette molécule, et qu’en plus votre vin ne sera pas oxydé ! Bémol : Le stade de l’odeur du chou, est quand même assez grave, n’hésitez pas à agiter votre carafe.
Dans ce deuxième cas, on a un vin qui a été trop protégé de l’oxygène pendant sa fabrication et qui donc a besoin de respirer. Les cépages Syrah et Pinot noir sont notamment très sensibles à la réduction, les vins issus de macération carboniques (beaujolais nouveau, vins natures) sont encore plus susceptibles.

Pour les défauts irréparables, on en parle la semaine prochaine : Comment reconnaître les défauts du vin ?
A suivre !!

Nouveau Carnet de Dégustation by Déjeunons sur l'Herbe Ignorer

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