Comment reconnaître les défauts du vin ?

Ici on ne parle pas d’un vin que vous trouvez trop fort, ni trop fruité, trop sucré, pas assez épicé, on parle bien de défaut. On vous le disait la semaine dernière : un vin peut sentir les fruits, rouges, noirs, blancs, verts à noyaux, le cuir, la vanille, la noix de coco, le brioché, le fenouil, le jasmin et même le pétrole et tout cela est normal. Par la sainte fermentation, les arômes du raisin se transformant en arôme du vin, amen.
En-dehors des arômes de réduction que nous avons vus la semaine dernière et qui s’éliminent à l’aération, les arômes qui doivent vous faire tiquer sont ceux qui vous rappellent le popot de cheval, la couche de votre nièce, l’odeur de moisi, l’odeur de vernis à ongle (sauf si votre cousine est à côté), l’odeur de géranium en-dehors de la Toussaint, et j’allais oublier la terrible odeur de souris (même verte dans l’herbe) qui, dans les meilleurs cas, peut vous rappeler le saucisson sec (changez de charcutier tout de même).

Ces arômes proviennent d’une contamination par les Brettanomyces (levure souhaitable uniquement pour la fabrication des bières lambics), ou des Tri-Chloro-Anisoles (TCA) provenant généralement du bouchon, mais aussi des fûts, des palettes de transport. Pour la souris, on la retrouve principalement dans les vins peut souffrés. Le lien commun à tous les défauts du vin, c’est qu’ils ne disparaissent jamais à l’aération, bien au contraire. En cas de doute, servez un verre, laissez-le à l’air libre et revenez 20 minutes plus tard, si défaut il y a, vous n’aurez plus aucun doute.

Vous avez bien suivi ? Voici un petit jeu : quand faut-il aérer ou quand faut-il jeter le vin ?